ALAIN JAILLET
Présentation des travaux, articles et ouvrages
 
 

 

 

Je suis enseignant-chercheur à l'Université de Strasbourg.

J'ai exercé plusieurs responsabilités aussi bien en terme de direction de programmes que de fonctionnement de service. Mon expérience est assez diverse puisque je suis passé aussi bien par le privé, le monde des collectivités territoriales, l'enseignement primaire, l'étranger (l'Allemagne où j'ai vécu pratiquement 10 ans).

Mon retour à l'université est le fruit d'une rencontre, par livre interposé, avec Meirieu. Ce qui a motivé une reprise d'étude. Un cursus est fait de rencontres. Pour moi, il s'est agit dans un premier temps de Mohamed Ben Mabrouk, Henri Vieille-Grosjean, François Marquard. Puis une révélation sémiotique et rhétorique avec Michel Tardy et Olivier Reboul. Autre grande rencontre avec Seymour Papert qui a ouvert la voie à une autre approche des technologies dans l'éducation.

 

La télévision éducative et les médias éducatifs sont donc mon jardin à cultiver dans lequel je plante quelques variétés qui ont évolué au fil du temps. De proche en proche, j'ai glissé vers les Technologies de l'Information et de la Communication. Pas seulement dans le domaine de l'éducation en abordant la question des technologies numériques comme instrument de management via la formation, aussi bien dans le système éducatif que dans la formation professionnelle.

La rencontre des principes pédagogiques de Meirieu, a été le déclancheur pour créer toute la problématique de l'enseignement et de l'apprentissage avec les Technologies de l'Information et de la Communication qui s'est ensuite développée à l'ULP dans le cadre des recherches qui ont vu se développer des produits afin de réaliser des recherches qui sont plus qu'expérimentales. En effet, après de premières tentatives de recherches expérimentales à partir d'outils qui n'aboutissaient à aucun usage, la première étape a donc consisté à réaliser des instruments sur la base d'hypothèses, puis de les déployer afin de réaliser des études qui ont plus de sens que l'observation parcélaire ou les enquêtes par questionnaires dont on ne tire au final pas grand chose, si ce n'est l'avis des interogés au moment où ils l'ont été.

Un article repris par AC-TICE, synthétise en fait l'approche et la démarche qui est précisé dans "L'école à l'ère numérique".

 

Découverte de l'informatique avec des élèves du primaire dans le cadre du programme Prim'Cart. Où comment ne pas considérer l'informatique comme un instrument banal, mais au contraire un concentré de l'intelligence que l'on peut chercher à comprendre

 

   

Au cours des recherches successives, mes épistémologies se sont affinées pour glisser de la sémiotique des médias aux théories de l'activité. Si la sémiotique est une approche toujours pertinente du point de vue analytique, statique, la mise en place de nombreux dispositifs d'enseignement mobilisant les médias m'ont engagé à m'appuyer sur des bases méthodologiques qui permettent d'étudier les processus dynamiques d'apprentissage. Dans un premier temps et jusqu'à mes travaux ayant servi d'appui à mon HDR, j'ai mobilisé des approches néo-piagétiennes de Perret-Clermont notamment, reprises par les didacticiens des sciences. Depuis, c'est en direction du courant russe, actualisé par Engeström et Kuitii, que je me suis focalisé. Par exemple, les thèses que j'encadre s'articulent essentiellement sur ces bases théoriques. Cette approche des psychologues russes, est en France organisée autour des propositions notamment d'Yves Clot dans le champ de l'activité professionnelle et de Rabardel avec la notion d'Artefact. Notre approche est différente.  L'approche de Rabardel se structure autour de sa proposition d'artefact et d'instrumentation symbolique. Cela est posé comme un objet pour lequel l'étude des dispositifs de formation est l'occasion de mettre en évidence l'existence théorique. Sans se prononcer sur cette vision, il me semble qu'il est dans un premier temps nécessaire de mettre en évidence les réseaux d'interactivités des humains en situation d'apprentissage et en situation d'enseignement, sans prendre partie a priori sur ce qui permet d'en rendre compte dans une perspective davantage systémique. En cela, la proposition de Diamant de Engeström et Kuitii est intéressante puisqu’elle envisage de rendre compte de l'interactivité complexe selon plusieurs triades à même de proposer des cadres d'analyse de l'interactivité de façon suffisamment ouverte pour ne pas être contraint a priori de valider une proposition conceptuelle plutôt qu'une autre. C'est avant tout une matrice d'analyse qui permet par exemple de caractériser l'enseignement et l'apprentissage selon une écologie particulière au système mis en place

 
UDS-UFR de Sciences Humaines-  Alain JAILLET -Mentions légales-2006-dernière mise à jour le 02/10/2009